Un petit point sur les COV composés organiques volatils

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La signification de COV

Nombreux sont ceux qui nous ont sollicité pour faire le point sur les COV. Diminutif de “composés organiques volatils”, ce sigle a défrayé la chronique dans les médias ces derniers temps.

Aujourd’hui par effet de mode, journaux, télévision, sont passés à autre chose. L’occasion de faire le point sur ces trois lettres anodines et pourtant présentent en masse dans notre environnement. Pour ne s’intéresser qu’au thème principal du site, le sujet abordera en priorité l’air que nous respirons dans notre intérieur. A en croire l’observatoire de la qualité de l’air (OQAI), l’air que nous respirons chez nous serait dix fois plus pollué que celui que nous respirons à l’extérieur. De quoi s’inquiéter sérieusement d’autant que notre mode de vie nous oblige à passer la plus grande partie de notre temps enfermé dans des locaux (bureaux, maison, transport en commun, écoles…etc).

Pour commencer, voyons ce que sont réellement les COV, ces composés organiques qui nous donnent des frissons. Par définition, ils sont constitués de carbone, d’hydrogène, d’azote, d’oxygène, de clore ou encore de soufre, butane, éthanol, propane, acétone,  …Une fois la réponse à la question “qu’est ce que les COV “, il est bon de concrétiser cette connaissance en repérant ces composants de manière palpable. On retrouve donc ces agents dans les solvants, les diluants, les conservateurs, les dégraissants ou disperseurs. Ces éléments sont employés de façon considérable dans l’industrie, dont notamment celle du meuble. On retrouve alors ces agents polluants dans les colles, les peintures ou vernis, les papiers peints, les revêtements de sol, et les meubles qui diluent à longueur d’année dans l’air ces éléments nocifs.

L’impact des COV sur la santé




Certains trouveront peut être notre ligne éditoriale un peu trop sombre, ces derniers temps. Mais le consommateur réclame une information complète et objective pour effectuer son choix de manière intelligible. Loin l’idée de faire fuir le client, mais au contraire de lui donner les notions élémentaires dans tout acte d’achat. Et les COV peuvent avoir une incidence sur notre santé. On peut notamment identifier en terme de confort quotidien des gênes occasionnées par des odeurs, des somnolences, des irritations oculaires ou dermatologiques, mais aussi sur l’aggravation de pathologies déjà présentes comme les allergies. Une fois de plus, ce sont les personnes les plus sensibles qui subiront cette exposition de manière contraignante. Dans le milieu professionnel, la législation s’est déjà emparée de ce phénomène en appliquant des règles restrictives d’exposition. Alors pourquoi ne faire attention chez nous, ou le sentiment de sécurité est à son paroxysme ?

Double enjeu, les COV par leur prolifération peut avoir des conséquences sur l’environnement végétale ou animale en s’accumulant et en formation une couche d’ozone à basse altitude. La réglementation s’évertue à limiter ces rejets. Cette dénomination nécessite donc un traitement à plusieurs dimensions, celle du plus petit à celle du plus grand. Elle fait partie des enjeux écologiques du mobilier à venir . D’après un rapport de 2009, le secteur résidentiel/tertiaire, ainsi que l’industrie manufacturière sont les plus importantes sources avec plus de 30% pour chacune d’entre elles d’émission non méthanique.

Les COV dans l’ameublement

Ici, ce qui nous intéresse, c’est d’abord identifier les sources de ces COV que peuvent contenir nos meubles. On les retrouve dans les panneaux de particules, le PVC, les lasures, les colles, qui laissent échapper pendant un certain temps ces éléments nocifs, que l’on appelle aussi le phénomène relargage. Il devient donc indispensable lorsque du mobilier neuf est entreposé dans une pièce de l’habitat, d’aérer fréquemment. La ventilation des pièces de façon régulière est un des remèdes les plus efficaces pour se prémunir. On peut dire aujourd’hui que les COV sont devenus l’ennemi numéro 1 de nos habitations. On peut aussi privilégier des matériaux stables comme le bois massif ou le stratifié. Pour la décoration, les industriels se sont mis au plis en proposant des gammes de peintures ou des matériaux de dernière génération bien plus écologiques.

Par exemple, les isolants naturels comme le liège ou encore le chanvre et la laine de bois deviennent incontournables. Les peintures se vendent maintenant sans métaux lourds ou sans solvants organiques. Bref la panoplie est large et variée. Ce constat ne doit pas faire oublier que les services publics ont pris la mesure du problème en créant un étiquetage spécial qui devra mentionner ces éléments. Ainsi le consommateur sera informé des agents organiques volatils constituant sont achat, sur la base des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé.

 

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In : Éditorial

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